
AFP/Archives/Lionel Bonaventure
Christophe Borgel, secrétaire national du PS aux élections, le 24 novembre 2008
"Le pari du renouvellement va être gagné, avec au minimum 30% de renouvellement", se réjouit auprès de l'AFP Christophe Borgel, secrétaire national du PS aux élections. "Le pari de la diversité va aussi être gagné", ajoute-t-il, soulignant une "volonté très présente de réussir l'ouverture à la société civile".
Des candidats issus de la diversité conduisent les listes PS dans
deux des huit départements d'Ile-de-France: Abdelhak Kachouri, 1er
adjoint à Saint-Ouen mène la bataille en Seine-Saint-Denis, et Ali
Soumaré celle du Val-d'Oise.
Pour le député Claude Bartolone, "on est toujours dans un exercice difficile: tenir compte des sortants, renouveler, donner une visibilité aux minorités visibles". Mais pour lui, le climat est "plus optimiste: le PS est là, il existe".
Selon un récent sondage Opinionway-Figaro/LCI, le PS progresse d'un point à 22%, face à l'UMP (29%, -1).
Vice-président du Conseil régional francilien, Julien Dray
n'est plus candidat dans l'Essonne, mis en cause par la justice pour
des mouvements de fonds présumés. Le Premier fédéral de ce département
Carlos Da Silva qui mènera la liste, affirme cependant que si le député
est "en situation de ne pas dépendre du calendrier judiciaire, il retrouvera la place qui est la sienne".
Autre sujet délicat: le MoDem. Il ne devrait pas y avoir d'alliances de 1er tour. "On a avancé sur un accord avec le MRC et le PRG", selon M. Borgel. Le PRG revendique une cinquantaine d'élus.
Les militants PCF ont pour leur part voté l'alliance d'emblée avec
le PS dans cinq régions (Basse-Normandie, Bretagne, Bourgogne,
Champagne-Ardenne, Lorraine). Mais le PS réserve sa réponse, tout en
soulignant, dixit M. Borgel que "l'émiettement peut nous coûter des victoires".
Autre épine dans le pied socialiste: le Languedoc-Roussillon où George Frêche, exclu du PS pour dérapage verbal, reste très influent. La majorité des fédérations sont pour le bouillant président sortant. "Une
demande est adressée à nos partenaires pour savoir quelle pourra être
leur attitude. S'il devait y avoir une liste Frêche, une liste
socialiste, une PCF, une Verts, ils savent très bien les conséquences
que ça pourrait avoir", avertit M. Bartolone.
Pour M. Borgel, "la question en Languedoc-Roussillon est celle
du rassemblement de la gauche: comment éviter ce qui se dessine, une
triangulaire qui pourrait être meurtrière pour la gauche".
"Frêche peut à n'importe quel moment, après le vote militant,
avant le dépôt des listes, redevenir une tête de liste du PS, comme
partenaire", glisse un cadre.
Alors que pour M. Borgel, la "logique" a été de ne "pas faire des listes à la proportionnelle et au trébuchet des courants", M. Bartolone juge que "le plus gros problème" dans chaque région a été "l'explosion"
du courant royaliste, après la querelle de Ségolène Royal et de son
ex-lieutenant Vincent Peillon, chacun poussant ses candidats. Victime
collatérale: Dominique Bertinotti, maire du IVe, proche de Mme Royal,
est évincée.
Signe de rassemblement des socialistes qui dirigent 20 des 22 régions, il devrait y avoir "très peu de listes alternatives"
soumises aux militants, selon M. Borgel. Cependant, le député et ancien
ministre Jean Glavany, en présente une dans les Hautes-Pyrénées.
Les militants trancheront le 3 décembre.
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