" Le 4ème arrondissement dont je suis le maire est
réputé plutôt favorisé. Certes, mais il abrite aussi des hommes et des
femmes confrontées à des difficultés sociales réelles pour lesquelles la gauche
n’a pas encore de réponses totalement satisfaisantes. Il faut qu’elle traite
avec plus d’efficacité qu’elle ne l’a fait jusqu’à présent le
vieillissement de la population et la grande exclusion.
Le vieillissement de la population: les progrès de la
médecine ont permis et c’est heureux, l’allongement de la vie mais il ne
faudrait pas que cet acquis se traduise par de nouvelles inégalités. Il ne
s’agit pas seulement de vieillir, encore faut-il qu’on puisse « bien
vieillir ». Pour ce faire, les services d’aides à la personne doivent faire
l’objet de nouvelles missions de service public, et nous devons entamer une
véritable réflexion sur les services publics aujourd’hui: ses missions,
ceux qui doivent les assurer - et pas
forcement des fonctionnaires - , le rôle de l’état qui se doit d’être le garant
de l’accomplissement de ces missions de service public.
La grande exclusion: son traitement ne peut se résumer
à des coups de projecteurs médiatiques au moment des périodes de froid. Il
suppose une modernisation de notre modèle social. Notre modèle social a permis de grandes avancées pour résoudre
l’incertitude du lendemain, celle de la maladie, de la retraite, de la
vieillesse mais actuellement, force est de constater qu’il ne parvient plus à
répondre à la montée de la précarité dans notre société. Plus on connaît de
difficultés sociales, plus il est difficile pour ces hommes et ces femmes
victimes de la perte d’un emploi, d’un logement, de rupture personnelle de se
sortir de l’exclusion. Soumis à un véritable parcours du combattant, ballottés
de guichet en guichet, ils ne cherchent pas à être assistés, c’est notre
système qui crée l’assistanat. A quand le guichet unique social où l’individu
sera pris dans sa globalité ? Il ne faut pas avoir peur de bousculer des
idées acquises, s’engager sur des pistes résolument novatrices loin de tout
conservatisme idéologique.
Pendant la campagne présidentielle, Ségolène Royal nous
rappelait qu’elle était une femme libre, une femme debout, sans tabou, exigeons
de notre parti qu’il soit libre, debout, sans tabou"


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