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13 septembre 2007

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Voici les sites qui parlent de La lettre de Guy Môquet -suite- :

Commentaires

chapdelaine

lire la lettre de Guy Môquet avant une manifestation sportive est naturellement grottesque et témoigne des excès de zèle d'un sous ministre dans le règne sarkozyste. Mais la lecture de cette même lettre dans les écoles n'est pas moins choquante à mes yeux.
L'école doit-elle devenir le lieu de l'émotion ou celui de la connaissance et de la recherche de la vérité ? Pour le président élu, le choix est fait : c'est le côté bouleversant de cette lettre qui justifie sa lecture. pourtant, 60 ans après la libération, et notamment grâce à l'accès aux archives publiques, notre regard sur cette période difficile devrait nous inciter à dépasser les passions. Guy Môquet, par son arrestation et son exécution, est l'un des témoins de ce que l'humain peut produire dans le champ de l'atrocité et de l'arbitraire. Mais, et cela est moins politiquement correct, il nous invite aussi à une lecture exigeante de l'histoire, celle des Français de 1940, celle du communisme et du Pacte germano-soviétique, celle de la construction de mythes pour tenter de forger une mémoire collective présentable. Guy Môquet a été arrêté car il diffusait, ce 13 octore 1940, l'Humanité clandestine. Etait-ce un acte de résistance ? Oui, si l'Humanité clandestine, ce 13 octobre 1940, appelait à la résistance... Etait-ce le cas ? Non.
Ce qui me choque dans l'initiative présidentielle, c'est l'inculture qu'elle contient, c'est l'instrumentalisation qu'elle résume. La vrai différence que nous devons avoir avec Sarkozy est finalement assez bien résumée face à la lecture de cette lettre. Nous devons plaider pour une école de la connaissance, à l'abri des passions et des émotions, à l'abri des racourcis historiques. Nous devons plaider pour une école publique où le retrouve l'esprit critique, la distance par rapport aux médias, par rapport aux religions et aux dogmes. Comment pouvons nous, dans cette société des médias et de l'immédiat, retrouver le sens de l'intérêt collectif et de la raison. Voilà l'un des défis qui se posent à nous... Et quand je lis le brûlot de Jospin sur la présidentielle de 2007, je me dis que nous avons un sacré chemin à parcourir !

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