Quel triste spectacle que celui d’un Président qui adore, et le mot est faible, l’épreuve de force, celle de tous les instants. Celle à Guilvinec où l’échange entre un pécheur vindicatif et le Président s’est révélée digne de propos de cours de récréation.
Ah la visibilité ! Pitoyable quand on en fait un instrument de gouvernement.
De l’épreuve de force, voulue, souhaitée, mise en scène avec les syndicats aujourd’hui, comme si on ne pouvait réformer la France qu’en montrant ses biceps ! Quelle tristesse, quelle désespérance.
A quand une France dans laquelle nous aurions un syndicalisme de masse, un patronat qui privilégie la négociation au conflit, un Etat qui soit garant du dialogue social.
Les pays scandinaves le pratiquent depuis longtemps et cela ne leur a pas trop mal réussi : une croissance plus forte que celle de la France, un taux de chômage plus faible.
En prend on le chemin ? Certainement pas et même si la « réforme » s’impose, il est illusoire de croire qu’on puisse la conduire en pratiquant l’arrogance, l’archaïsme, l’humiliation, la désignation à la vindicte populiste, en dressant des catégories contre d’autres catégories sur la base d’intérêts particuliers, en éclatant la société française .
Permettez moi de dire qu’avec une femme présidente de la République, on se serait au moins éviter ces gesticulations dites « viriles », insupportables parce qu’inutiles.
Alors s’il y a urgence aujourd’hui, encore plus que celle de la réforme, c’est l’urgence de négocier pour enfin faire naître une véritable démocratie sociale digne du XXIe siècle.



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