Qui aujourd’hui ne se réclame pas de la démocratie participative ? Personne, à gauche bien évidemment, personne à droite également : une vraie nouveauté !
Ceux, qui, il y a encore quelques années, niaient toute concertation, toute transparence, toute utilité de faire appel à l’expertise des citoyens, des habitants, n’ont plus aujourd’hui que ces mots à la bouche.
Tant mieux, cela veut dire que personne ne songe à revenir à un temps où l’opacité dans l’attribution des logements, des places en crèche régnait.
Mais que l’on ne s’y trompe pas, les mots ne suffisent pas ; les citoyens veulent et ils ont raison, des actes. Et là, les convertis de fraîche date ont encore des preuves à fournir. Quand j’entends la directrice de campagne de Françoise de Panafieu, sur une chaîne câblée, nous dire récemment qu’il faut laisser aux élus de l’arrondissement le soin d’attribuer les logements parce qu’ils connaissent mieux les dossiers, je me dis qu’une commission d’attribution des logements dans laquelle le (la) maire ne siège pas, dans laquelle des associations, des services sociaux sont présents et où élus de l’opposition et de la majorité s’y côtoient pour « apprécier » des dossiers dont l’anonymat est respecté, me paraît être une excellente garantie.
Je n’ai pas vu non plus beaucoup d’élus d’opposition être présents dans nos conseils de quartiers.
Oui, la démocratie locale est exigeante en écoute, en disponibilité, et la démocratie participative le sera encore plus, car loin de toute forme de démagogie, de populisme, de concurrence avec la démocratie représentative, elle est un enrichissement permanent, permettant que des projets, y compris audacieux, puissent être portés par le plus grand nombre. Elle constitue une étape supplémentaire vers la modernisation de notre démocratie.
C’est l’expérience de six ans de mandature et de six mois de campagne présidentielle qui m’ont fait évoluer vers les nécessaires renforcement et intensification de la participation citoyenne sous des formes encore à inventer. Voilà un beau challenge à conduire avec vous tous.
N’est-ce pas là le meilleur des gages de la réconciliation entre le citoyen et le politique indispensable à toute démocratie, digne de ce nom ?

Pour répondre à la question introductive du post. Je ne me réclame pas de la démocratie participative. Et je souhaiterais poser d'autres questions :
Que renferme l’expression " démocratie participative " ? N’est-elle pas un pléonasme - toute démocratie n’appelle-t-elle pas une participation de tous ? La démocratie participative peut-elle encore, en ce cas, être légitimement opposée, et comme " démocratie directe ", à la démocratie représentative ? Elle traduit plutôt une forme de populisme ? Quelle consistance donner à ce qui pourrait constituer une très belle proposition politique - remettre la participation au cœur d’un nouveau projet politique ? Et en quoi, celle-ci peut-elle remédier à la crise de défiance des citoyens ?
Rédigé par : hadrien | 05 janvier 2008 à 13:02
Pour répondre à la question introductive du post. Je ne me réclame pas de la démocratie participative. Et je souhaiterais poser d'autres questions :
Que renferme l’expression " démocratie participative " ? N’est-elle pas un pléonasme - toute démocratie n’appelle-t-elle pas une participation de tous ? La démocratie participative peut-elle encore, en ce cas, être légitimement opposée, et comme " démocratie directe ", à la démocratie représentative ? Elle traduit plutôt une forme de populisme ? Quelle consistance donner à ce qui pourrait constituer une très belle proposition politique - remettre la participation au cœur d’un nouveau projet politique ? Et en quoi, celle-ci peut-elle remédier à la crise de défiance des citoyens ?
Rédigé par : hadrien | 05 janvier 2008 à 13:01
Pour répondre à la question introductive du post. Je ne me réclame pas de la démocratie participative. Et je souhaiterais poser d'autres questions :
Que renferme l’expression " démocratie participative " ? N’est-elle pas un pléonasme - toute démocratie n’appelle-t-elle pas une participation de tous ? La démocratie participative peut-elle encore, en ce cas, être légitimement opposée, et comme " démocratie directe ", à la démocratie représentative ? Elle traduit plutôt une forme de populisme ? Quelle consistance donner à ce qui pourrait constituer une très belle proposition politique - remettre la participation au cœur d’un nouveau projet politique ? Et en quoi, celle-ci peut-elle remédier à la crise de défiance des citoyens ?
Rédigé par : hadrien | 05 janvier 2008 à 13:00
Grâce à la création de la commission d'attribution des logements par Dominique Bertinotti, c'est la fin de toutes les pratiques douteuses et autres passe-droits. Enfin la démocratie et l'égalité des chances pour tous sont de retour ! Un grand merci pour ce coup de balai !
Rédigé par : F.D. | 26 décembre 2007 à 13:49
Réponse à Sas.
Vous avez entièrement raison: personne n'est propriétaire des voix des électeurs. Mais j'attire votre attention sur le fait qu'une lecture attentive vous aurait permis de remarquer que je faisais référence au vote de désignation interne au Parti Socialiste où Ségolène Royal a obtenu 47% des votes militants sur Paris. Le sens de mes propos ne vise qu'à offrir aux électeurs des listes où la diversité soit le maître mot: diversité sociologique, diversité des origines, diversité des parcours, pluralité des sensibilités socialistes. La victoire pour Bertrand Delanoë n'en sera que plus belle.
Réponse à Gérard Simonet.
Une démocratie vivante est une démocratie qui offre des pluralités d'expression. Les conseils de quartier en sont une, au sein desquels les associations ont toujours été les bienvenues (et je le déplorerai si tel n'était pas le cas), les associations en sont une autre et leur rôle est fondamental. On peut en imaginer d'autres. Les CICA dans leur forme actuelle ont besoin de se voir redéfinir leur mission en cohérence avec les autres formes de démocratie locale. C'est à ce prix qu'ils seront un outil important pour notre vie quotidienne. Et c'est la synergie de toutes ces formes d'expression qui permet d'être au plus proche des attentes et des aspirations de tous les habitants.
Rédigé par : Dominique Bertinotti | 17 décembre 2007 à 12:25
Chère Madame,
Socialiste, j'ai trouvé votre intervention sur la place des ségolenistes sur les listes des municipales de Paris parfaitement indécente. Votre revendication est basée sur les résultats du 2ème tour des élections présidentielles. Une partie importante des électeurs, comme vous le savez, a voté à gauche ou contre Sarkozy et pas ségolene royal. Vous ne possédez pas nos voix...Après une semaine de lamentations sur le manque de soutien du parti de la part de Ségolène Royal j'espère que vous aurez à coeur de montrer une solidarité inébranlable à notre maire.
Meilleures salutations
Rédigé par : sas | 12 décembre 2007 à 15:31
Le danger de toutes ces formes d'implication des citoyens dans l'élaboration et la mise en oeuvre des décisions, c'est la manipulation participative. La technique est bien connue des managers d'entreprises et d'une certaine manière elle suffit à rendre les gens heureux. L'essentiel est de garder les yeux ouverts. Notre association, apolitique rappelons le, retiendra de votre mandature qu'il a été possible, dans le IVe, d'obtenir des inflexions favorables sur des sujets qui nous mobilisent. Il y a eu aussi des échecs : la façade du 76 rue Saint Antoine n'est pas encore digérée, et nous avons toujours des difficultés à pénétrer le cercle un peu fermé des conseils de quartiers (il en existe un toujours qui se réunit à huis clos !).
Je regrette de jeter une note légèrement discordante dans les louanges que je viens de lire mais je sais qu'il n'y a pas de plus belle sensation, en musique, lorsque surgit une dissonance, de l'entendre se résoudre en un accord parfait.
Gérard Simonet
Rédigé par : Vivre le Marais ! | 09 décembre 2007 à 09:35
Chère Dominique,
Je souhaite avec nombre de camarades une "révolution participative" qui puisse toucher l'ensemble des organisations de la société française. Souvenons nous des groupes d'expression dans les entreprises et de la notion tombée en désuétude de projet d'établissement. Les sociologues ont également beaucoup écrit sur le nécessaire apprentissage des changements organisationnels et de l'écoute des acteurs participant à la vie d'un système social (cf. Crozier et Friedberg).
Mais avant d'espérer promouvoir encore et toujours la méthode à travers la société française, il faudrait pouvoir l'appliquer au Parti Socialiste. Or, force et de constater que les vieux démons du clanisme et de l'autoritarisme sévissent encore dans nombre de sections et communes.
Le vent du changement doit souffler!
Amicalement,
Alexis M.
Rédigé par : Alexis Maccani | 08 décembre 2007 à 11:03
chère Madame,
je me suis engagée au PS suite à la démarche "activement" participative initiée par Ségolène Royal, et pour d'autres raisons que je me garde de développer ;
je me réjouis de constater que cet outil d'évaluation démocratique a, formidablement, conquis le coeur d'élus de tous bords, à tous les échelons territoriaux d'ailleurs...
Rédigé par : cléopâtre | 07 décembre 2007 à 16:10
Dominique, il est évident que la démocratie participative est l'avenir d'une démocratie aboutie. On ne peut plus faire de la politique sans les citoyens. Et puis de plus elle permet de diffuser largement l'information et permet de meiux la faire comprendre. Indispensable si on veut remettre de la justice et de la transparence dans les rouages de décision.
Comme tu dis il faudra l'insitutionnaliser pour qu'elle ne reste pas un gadget. Nous faisons une campagne municipale participative et c'est très intéressant et motivant. Pour les citoyens comme pour nous.
Amitié socialo-ségolèniste
Rédigé par : asse42 | 04 décembre 2007 à 14:52