Voilà plusieurs mois de silence sur mon blog depuis la campagne électorale des municipales, non que la volonté de poursuivre ce dialogue avec vous m’ait quittée mais l’installation de mon équipe largement renouvelée, le lancement des chantiers de la seconde mandature, les activités locales toujours très nombreuses en juin, l’implication dans la préparation du congrès du parti socialiste m’ont tenue éloignée de ces rendez-vous réguliers sur le net. Et pourtant l’actualité française et internationale n’a pas été en peine de fournir matière à réflexion. Pas un secteur qui ne soit concerné par l’activisme de N Sarkozy : la santé, l’éducation nationale, le travail, l’armée etc, etc. Nos concitoyens se portent-ils mieux aujourd’hui ? Le pouvoir d’achat régresse, la précarisation de notre société augmente, l’avenir incertain mais qu’à cela ne tienne, notre président réforme ! Un beau mot, ce mot de « réforme » qui est en passe d’être dévoyé par Sarkozy. Reprenons la définition du Petit Robert : « réforme : amélioration apportée dans le domaine moral ou social ».Amélioration quand le malade de longue durée s’est vu menacé de non remboursement des médicaments dit de confort ? Amélioration quand les services publics dans nos régions disparaissent les uns après les autres, quand réflexion sur le temps de travail se résume à travailler plus pour ne pas gagner forcément plus ?
Et quand tout cela ne donne pas les résultats escomptés ? La faute au chômeur qui ne veut pas travailler, la faute au malade qui ne guérit pas assez vite, la faute à l’enseignant qui n’est « pas devant les élèves ».
Assez de cette politique de stigmatisation, de bouc émissaire commode visant à dresser les Français les uns contre les autres, à provoquer l’éclatement et la fragmentation de notre société.
Alors, j’entends d’ici en face, ceux qui diront : la gauche, elle est dépensière, hostile à tout, conservatrice. Non, la gauche est pour la réforme, de celle que l’on fait avec les citoyens et pas contre les citoyens. Peut-être avait-elle un peu trop oublié cet esprit de réforme, s’était-elle un peu assoupie dans un conformisme. La campagne présidentielle autour de S Royal l’a réveillée, le congrès de Reims doit lui donner toute la force de son renouveau, la capacité à en faire une gauche sans tabou, une gauche du mouvement autour d’un(e) leader. Un beau challenge qui certes, risque de ne pas être un long fleuve tranquille mais tellement porteur d’espérance pour tous à condition que les socialistes sachent en faire un « congrès utile et serein » pour les Français
Alors, prenons des forces pendant cette période estivale
Bel été à tous et à toutes
A la rentrée



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