Oui, le bonheur éducatif est possible ! C’est exactement ce que traduit l’Appel pour un Pacte contre l’échec scolaire publié ce matin dans Libération que je vous invite tous à signer (ici).
Félicitons-nous qu’un nouveau débat sur l’éducation qui sorte des schémas classiques soit rendu possible par cet appel, en proposant un projet éducatif novateur et porteur d’avenir. La diminution drastique des moyens financiers accordés à l’Education Nationale est un problème majeur. La suppression des postes d’enseignants l’est aussi. Le discours doit certes porter sur les moyens mais aussi sur des finalités repensées de notre système éducatif.
Les thématiques à proposer peuvent être iconoclastes. Elles doivent aboutir à renouer le dialogue avec et entre tous les acteurs de l’éducation. Il faut s’appuyer sur la réalité de l’école d’aujourd’hui et non sur une vision fantasmée du système.
Nous ne devons plus opposer élèves, professeurs et parents. Il faut redéfinir les objectifs du système éducatif dans son ensemble :
- Repenser un système public d’éducation à partir de la petite enfance et tout au long de la vie
- Repenser la capitalisation des connaissances et des diplômes ;
- Redéfinir le métier d’enseignant ;
- Favoriser l’engagement des équipes éducatives ;
- Repenser la place de l’élève ;
- Sortir le système éducatif français de la notion de sanction/évaluation/échec ;
- Donner les outils aux jeunes pour devenir des citoyens bien informés et réactifs par rapport aux enjeux actuels de notre planète ;
- Former des citoyens libres, responsables et capables d’apprendre tout au long de la vie.
Seules solutions pour sortir d’un fonctionnement élitiste de l’école, qui a un coût très lourd pour la jeunesse. Seules solutions pour que l’école joue à nouveau son rôle de correctif des inégalités sociales et ainsi soit le garant de plus de mixité sociale.
Voilà le chemin vers le bonheur éducatif !
Dominique Bertinotti

Votre liste de buts est intéressante mais elle catalogue des objectifs souvent alignés, rien de neuf.
Rédigé par : kitty de Sales | 16 janvier 2012 à 13:33
"bonheur éducatif" pourquoi pas mais il faudrait avoir une réelle considération pour les enseignants du secondaire et ne pas les considérer comme une sous-catégorie.
Les propos qui vous sont prêtés dans le supplément du Point consacré au 4e du mois de décembre 2011 "Je ne pouvais pas rester prof dans le secondaire toute ma vie. J'ai été élevée dans l'esprit d'aller plus loin" sont une vraie claque pour les personnes qui ont vraiment la foi dans leur métier et, pour lesquels, être prof en collège ou en lycée est une vraie vocation.
Je comprends très bien que certains souhaitent faire autre chose mais cela n'autorise pas à cracher à la figure des autres.
Je signe autant en tant que citoyen du 4e qu'en tant que professeur du secondaire !
J'apprécie fort peu que ce soit ceux (ou celles) qui ont quitté le navire qui se retrouvent maintenant en position de nous dire ce que nous devons faire dans les établissements secondaires !
Rédigé par : L'Indépendant du 4e | 14 janvier 2012 à 16:05