A l’occasion de la journée internationale des femmes et au sortir du Printemps arabe, on ne peut que rappeler que les femmes partout sur notre planète ont inlassablement exprimé leur volonté de partager les mêmes droits et les mêmes devoirs que n’importe quel citoyen.
En France, d’Olympe de Gouges à Louise Michel, de Jeanne Deroin à Lucie Aubrac ou Bertie Albrecht, les femmes connues ou plus anonymes ont toujours participé aux mouvements d’émancipation des sociétés humaines.
L’année écoulée a été l’occasion de constater la détermination de ces femmes qui veulent imposer des changements profonds dans le monde arabe. Drapées de noir ou en T-shirt, elles ont fait entendre par dizaines de milliers leurs voix dans les rues de Sanaa, du Caire, de Tunis, de Manama. Asmaa Mahfouz, jeune égyptienne, a su incarner une voix et un visage de ce printemps arabe « si quelqu’un pense que les femmes ne devraient pas manifester, qu’il se comporte en homme et ose descendre avec moi dans la rue le 25 janvier. »
Au-delà de la chute des dictateurs, pour toutes ces femmes, l’enjeu est avant tout de se débarrasser d’un statut inferieur. Il faut être à leurs côtés pour que le Printemps arabe devienne le socle de l’égalité de toutes et tous.
L’appel des femmes arabes pour la dignité et l’égalité, paru dans Le Monde d’aujourd’hui nous rappelle qu’aucune démocratie ne peut se construire au détriment de la moitié de la société.
Aujourd’hui, soutenons plus que jamais la force de leur engagement, pour l’égalité, pour la dignité, pour la démocratie. Cet engagement pour l’universel qui comme le rappelle excellemment Michelle Perrot est « un universel, non pas donné, immanent, mais conquis, construit peu à peu et qui passe par l’égalité des sexes, l’intégrité du corps, l’autonomie des individus. Un universel en devenir, inachevé, peut-être inachevable ».
Un combat encore plus que nécessaire à mener aujourd’hui .
Dominique Bertinotti

Les commentaires récents